Mes 5 randonnées incontournables
du Parc de la Vanoise
Trois mille mètres d’altitude, des glaciers à perte de vue et des chamois qui vous regardent passer sans broncher. Le Parc de la Vanoise, je le parcours depuis l’enfance, et pourtant il me surprend encore. Alors quand on me demande quelles randonnées faire absolument, j’ai l’embarras du choix — mais voici les cinq qui me tiennent vraiment à cœur.
Des itinéraires pour tous les niveaux, certains mythiques, d’autres confidentiels, tous capables de vous couper le souffle. Prêts ? Lacez vos chaussures.
📍 Au programme
Lac des Vaches & Col de la Vanoise
C’est LA randonnée emblématique du parc. Celle que je recommande à tous ceux qui veulent comprendre pourquoi la Vanoise est si spéciale. On part de Pralognan et on monte progressivement vers un paysage qui s’ouvre de plus en plus, jusqu’à ce fameux lac des Vaches — parfois presque à sec — traversé par des dalles de pierres posées à même l’eau. Magique.
L’itinéraire culmine au Col de la Vanoise à 2 515 m, avec une vue directe sur la Grande Casse et ses glaciers. Si vous ne devez faire qu’une seule randonnée dans le parc, c’est celle-là.
Les Lacs Merlet depuis Courchevel
Moins connue que le lac des Vaches, cette randonnée est pourtant l’une de mes préférées. Les lacs Merlet sont nichés dans un cirque sauvage au-dessus de Courchevel — et quand on y arrive, on a vraiment l’impression d’être au bout du monde. Trois lacs d’altitude aux couleurs improbables, de l’émeraude au vert-de-gris, selon la lumière et la saison.
Le plus profond des lacs sentinelles du parc, à 2 449 mètres. Gelé huit mois par an. En été, il est d’un calme absolu. J’y suis allée un matin de septembre sous une fine brume, et je n’ai croisé personne de la journée.
La cascade de la Fraîche et ses alentours
Cette randonnée, c’est celle que je recommande aux familles et aux moins aguerris qui veulent quand même vivre quelque chose de grand. La cascade de la Fraîche, c’est exactement ça. Depuis le centre de Pralognan, l’itinéraire est on ne peut plus simple : cap sur le Martinet, puis vous suivez les panneaux « accès via ferrata ». À 200 mètres, un panneau « cascade de la Fraîche » vous invite à tourner à droite — et vous y êtes presque. Pas besoin d’être une randonneuse aguerrie pour profiter de ce coin. La cascade tombe avec une énergie folle, surtout en début d’été quand la neige fond sur les hauteurs. Les enfants adorent, les jambes ne souffrent pas, et le bruit de l’eau couvre tout le reste. Parfois c’est tout ce dont on a besoin.
Direction le col du Palet
Celle-là, c’est pour les aventuriers. Le Col du Palet, c’est une de ces randonnées qu’on se promet depuis longtemps et qu’on ne regrette jamais une fois lancée. Depuis Champagny-en-Vanoise, l’aller-retour dépasse les 21 km avec plus de 1 000 mètres de dénivelé — autant dire qu’on ne part pas en promenade digestive. Mais arriver là-haut et tomber face à la Grande Casse et ses glaciers, ça remet les choses en perspective. Ce qui me plaît dans cet itinéraire, c’est qu’il laisse une vraie option : le refuge du col du Palet permet de couper la journée en deux, de dormir en altitude et de redescendre le lendemain matin avec la montagne pour soi tout seul. Une formule que je recommande chaudement si vos genoux ont un avis sur les longues descentes.
Mont Jovet depuis Aime-la-Plagne
Le Mont Jovet, c’est un de ces sommets qui ne paie pas de mine sur la carte mais qui vous cloue sur place une fois en haut. Depuis Aime-la-Plagne, la boucle commence par une surprise : 20 minutes de descente pour rejoindre le chalet des Frasses à 1 920 m. On part en bas pour mieux remonter — ça déroute un peu au départ, mais on comprend vite le principe. La montée véritable commence après le Plan de la Tignes. On passe par la Tête du Jarset à 2 271 m, puis le col du Lac Bovet à 2 359 m, et là, la crête s’étire, longue et raide, interminable par moments. Mais ce qu’on voit de chaque côté coupe tous les souffles : le Beaufortain, le Mont-Blanc, les glaciers de la Vanoise, les Écrins. Monsieur de Saussure disait que c’était le plus beau panorama des Alpes. Honnêtement, je ne le contredirai pas. On termine par le col à 2 437 m avant d’atteindre enfin le sommet à 2 558 m. Et là, le refuge. Et la tarte aux myrtilles. Qui vaut à elle seule la montée.